Devenir Quelqu’un d’Autre
On porte, on supporte le poids, le joug,
Puis on ne supporte plus, on voudrait laisser tomber
Quitter cette existence pour être quelqu’un d’autre.
C’est possible, en fait.
Regarde le ciel et vois ce qui t’est caché tout le jour.
Retourne dans ta demeure et vois ce que tu as oublié,
et ce que tu as laissé échapper au cours de ta vie.
Vois les autres pour ce qu’ils sont vraiment et pas ce qu’ils paraissent être.
Ne te fais pas d’illusions: l’humanité a un potentiel de lumière extraordinaire.
Trouve une source d’énergie nouvelle et la flamme se rallume.
Alors tu vois, et tu comprends que tu te trompais sur ton sort. La vie est une expérience proposée à l’homme, durant un certain temps.
Une expérience à vivre, des expériences multiples à apprécier, le bien, le mal, le chaud, le froid, et celui qui les vit: l’Être.
Ton nom est un autre, ta personnalité n’est pas toi.
Vivre la totalité de ta réalité fera de toi un être nouveau, dans la lumière, et rayonnant.
Au Soleil de Galice
Un broc à chaque main, au soleil de Galice
Ou des bouteilles pleines au pied de la fontaine
Sur la place de l’église aux pavés blancs et lisses
quelques passantes lentes s’épanchent par dizaines
J’approche et aperçois une ombre aux lignes nettes
À même le sol dur, noire comme le cygne
Ses pieds en vain lévitent et cherchent sa jeunette
Comme un pantin agile, la mienne lui fait signe
Ils se prennent la main, enjambent un baldaquin
Je les suis comme l’onde accompagne la berge
Dans le lit du printemps et les rires d’une vierge
Qui retrouve son double et me prend par la main
En Allant Pas à Pas
En allant pas à pas le long du long chemin
Qui relie le printemps du petit bois au loin
À la grande maison d’une famille unie
On fredonne des airs au suave goût de fruit
Dehors tout est si calme, le vent souffle le chant
D’un oiseau de l’aurore, aux plumes fendant l’air
Le papier peint écru est comme le désert
Où le fils de l’orage apaisait son tourment
Tu me parles et j’écoute, la nuit porte conseil
Les yeux clos à demi, le chant d’une sirène
Une belle symphonie me rappelle à l’éveil
Et dans ta volupté, elle finit par amen
La Vie est une Chose Merveilleuse et Grande
Oui la détresse est grande, et pourtant il m’arrive souvent, le soir, quand le jour écoulé a sombré derrière moi dans les profondeurs, de longer d’un pas souple les barbelés,
et toujours je sens monter en mon cœur – je n’y puis rien, c’est ainsi, cela vient d’une force élémentaire – la même incantation : la vie est une chose merveilleuse et grande.
Après la guerre nous aurons à construire un monde entièrement nouveau et, à chaque nouvelle exaction, à chaque nouvelle cruauté, nous devrons opposer un petit supplément d’amour et de bonté à conquérir sur nous-mêmes.
Nous avons le droit de souffrir, mais non de succomber à la souffrance. Et si nous survivons à cette époque, indemnes de corps et d’âme, d’âme surtout, sans amertume, sans haine, nous aurons aussi notre mot à dire après la guerre.
Etty Hillesum, Lettres de Westerbork, 1941-1943
Dieu est un sandwich au salami
- J’ai un jour commencé à écrire un livre intitulé « Dieu est un sandwich au salami ».
- Cela aurait été un très bon livre. C’est Moi qui t’en ai donné l’inspiration. Pourquoi ne l’as-tu pas écrit ?
- J’avais l’impression de blasphémer. Ou, du moins, d’être horriblement irrespectueux.
- Tu veux dire merveilleusement irrespectueux ! Qu’est-ce qui t’as donné l’idée que Dieu n’est que « respectueux » ?
Dieu est le haut et le bas. Le chaud et le froid. La gauche et la droite. Le respectueux et l’irrespectueux.
Penses-tu que Dieu soit incapable de rire ? T’imagines-tu que Dieu n’apprécie pas une bonne blague ? Crois-tu que Dieu soit dépourvu d’humour ? Je te le dis: c’est Dieu qui a inventé l’humour.
Dois-tu Me parler tout bas lorsque tu Me parles ? L’argot et la langue populaire ne sont-ils pas dans Mes cordes ? Je te le dis, tu peux Me parler comme à ton meilleur ami.
Crois-tu vraiment qu’il y ait un mot que Je n’ai jamais entendu ? Un spectacle que Je n’aie jamais vu ? Un son que Je ne connaisse pas ?
Penses-tu que Je méprise certains tandis que J’en aime d’autres ? Je te le dis, Je ne méprise rien. Rien ne Me repousse. C’est la vie et la vie c’est le cadeau, le trésor indescriptible, le saint des saints.
Je suis la vie car Je suis l’étoffe de la vie. Chacun de ses aspects a un but divin. Rien n’existe – rien – sans qu’il y ait une raison comprise et approuvée par Dieu.
Neale D. Walsch, Conversations avec Dieu
Crainte ou Confiance
Avant-hier, j’écoutai sur KTO une homme d’un certain âge, un ecclésiastique, parler du rapport de l’homme à Dieu. C’était la crainte de Dieu qu’il mettait en avant, mais, disait-il, dans son sens noble, à savoir la reconnaissance de la supériorité, la noblesse de Dieu, et le respect, la révérence qu’on lui doit.
Je suis bien d’accord avec lui mais au lieu du mot peur, j’aurai dit «confiance». C’est le vrai sens du mot foi.
En vérité, mes petits agneaux, je vous le dit, Dieu ne châtie pas les pêcheurs que nous sommes parfois. Nous subissons les conséquences de nos actes parce qu’ils sont faits dans ce monde matériel et la loi de cause à conséquence s’exerce ici, sans merci. Mais Dieu nous pardonne.
Vraiment ? Oui, il est amour, et il n’est qu’amour. Il souhaite que nous comprenions ce qu’est l’action juste et nous l’apprenons par nos erreurs. Ainsi, c’est par nos vicissitudes, nos faussetés, nos actions immatures et nos joyeuses bêtises que nous finissons par comprendre à la fois ce que nous sommes vraiment et ce qu’il est attendu de nous.
C’est ainsi que nous apprenons l’intelligence, la vraie, celle du cœur, instinctive et intuitive, et que pas à pas, vers Papa, nous allons.
Et tout autour de nous, volent et regardent ceux qui, plus que quiconque, veulent notre bien, et attendent en patience.
Et parfois nous chuchotent à l’oreille quelques mots de bienvenue.
Et tout ceci est vrai.
♫ Ballade des Dames du Temps Jadis – Georges Brassens

Dites-moi où, n’en quel pays,
Est Flora la belle Romaine,
Archipiades, ne Thaïs,
Qui fut sa cousine germaine,
Echo, parlant quant bruit on mène
Dessus rivière ou sur étang,
Qui beauté eut trop plus qu’humaine ?
Mais où sont les neiges d’antan ?
Où est la très sage Héloïs,
Pour qui fut châtré et puis moine
Pierre Esbaillart à Saint-Denis ?
Pour son amour eut cette essoine.
Semblablement, où est la reine
Qui commanda que Buridan
Fût jeté en un sac en Seine ?
Mais où sont les neiges d’antan ?
La reine Blanche comme un lis
Qui chantait à voix de sirène,
Berthe au grand pied, Bietrix, Aliz,
Haramburgis qui tint le Maine,
Et Jeanne, la bonne Lorraine
Qu’Anglais brûlèrent à Rouen ;
Où sont-ils, où, Vierge souveraine ?
Mais où sont les neiges d’antan ?
Prince, n’enquerrez de semaine
Où elles sont, ni de cet an,
Que ce refrain ne vous remaine :
Mais où sont les neiges d’antan ?
Lui à nos Côtés
Elle est partie
Jusqu‘à samedi
Le lit glacé
Deux oreillers.
Et la télé
Ah non, jetée.
Du riz complet
Ou cantonnais.
Une bière fraiche, et les poèmes de Charles Trenet.
Don quichotte nous l’avait dit,
Ne prends pas les soucis pour des montagnes
Laisse faire les choses, c’est bien ainsi
A chaque jour sa peine suffit
Et là-haut, dans son vaisseau spatial,
Il y a Saint Raphael qui nous souhaite bon voyage.
Avec Lui à nos côtés !





