• Accueil
  • > Archives pour septembre 2011

Archive pour septembre, 2011

♫ Refuge

La bûche sur la souche posée en équilibre

Est fendue sous la hache et l’effort que je livre.

Le froid gèle mon souffle ce matin de novembre,

La Norvège me souffle un vent glaçant mes membres

 

Le petit bois je rentre au chalet de rondins.

Ma tendre m’y attends dans l’odeur du café

Qui se mélange au thym, à l’armoise et au pain.

Ainsi passent mes heures, chaque jour que Dieu fait.

 

S’il est un paradis où règne l’innocence

C’est parmi le laurier et les lièvres sauvages

Qu’il faut le vivre alors, qu’on ait cent ans d’avance

Ou bien cent de retard, on y est au même Âge

.

Comments (5)

La Tarte au Citron

Ma chérie, s’il te plait, fais-moi

Une tarte au citron melba,

Sinon je ne te connais plus.

Oh mais ça elle ne l’a pas cru.

Elle me connaît tout jusqu’en bas:

Tel que je suis, je pourrais pas.

Et elle, dans sa grande noblesse,

Drapée de la toge romaine,

Elle me prépare, ô ma déesse,

Une tarte au citron, Amen !

Elle a bien mérité, ma foi,

Que de mon amour je la couvre

De baisers, de caresses, de joie.

Elle a vu tout l’musée du Louvres.

Moralité:

La femme honore la salle à manger,

Comme l’homme habite la chambre à coucher,

Et tout le monde est bien arrangé.

Comments (1)

Distance

Si un jour apparaît devant toi, subitement,

Un ennui, un nuage, un sot désagrément,

Fais un pas en arrière et observe alentour,

Tu le vois mieux déjà, tu devines le contour.

Fais deux pas assurés au chemin à l’envers,

Il est moins redoutable qu’il n’en avait l’air.

Fais dix pas à rebours, plein d‘entrain, ô surprise,

Il sera anodin et ta main aura prise.

Balaye-le, fais du vent, ris, souffle, ou bats des mains,

Si ça ne suffit pas, sur l’inédit chemin,

Fais mille pas, enthousiaste, et va loin comme Ulysse,

Contraintes et aléas, au loin s’évanouissent. 

Comments (4)

Jeu de Minuit

A l’heure où tout le monde replie le drap sur lui,

Je m’assoie en silence sur un morceau de bois.

Et je tente ma chance au jeu pieux de minuit,

Comme le chouette hibou éveillé dans le bois.

Alors je mise un peu, pour ne pas tout risquer,

Et j’attends Ta réponse, comme un vague murmure.

L’oreille tendue, j’entends le moustique crier.

C’est moi, aéroplane, qui passe du son le mur.

Et j’entre maintenant dans l’espace infini;

Je mets sur le tapis quelques billets de plus.

J’offre mon corps, mes larmes, à Ceux que l’on bénit;

Ils me rendent le même, et toute honte est bue.

Après douze minutes de ce rapport fidèle,

Je me lève et me couche, cœur uni à ma belle,

Car je n’hésite pas à en faire profiter

Qui me demandera de ma Félicité.

Comments (1)

triste gaieté

Jeune homme, ne cherches pas plus loin

Que ta voisine de tablée

Elle est meilleure à déguster

Que le plus beau de tes copains.

Si tu voyages dans des contrées

Douteuses, l’amour tu éludes,

et manques d’un accueil aimant,

Chaud, joyeux, et satisfaisant

Ton mâle besoin de complétude.

Et tu sais bien, au fond de toi

Que tu cherches l’amour de ta mère.

Tu as peur d’elles, et le gay choix

Ne résoudra pas tes affaires.

C’est se réfugier, au contraire,

Dans une vile soumission.

La solution, c’est qu’une femme

Voit dans ton œil l’amoureuse flamme.

Et que dans tes bras assurés,

Elle se sente en sécurité.

Elle t’en sera reconnaissante,

Pour vous, c’est la Vie renaissante.

Aigreur solitaire et sanglots

Des Sans-Elle seront le lot.

Donnez à vos adolescents

Les bons repères, les bons exemples.

L’éducation, c’est rendre heureux.

Aimez, soyez bénis des dieux.

Quant à moi et mon doux serin,

Nous préférons, et à dessein,

Aux petits jésus, les beaux seins

Que la Sainte Vierge accompagne.

Ce soir, je bénis ma compagne.

Comments (3)

La Baleine et le Marin

 

La boussole indique cinq heures

Oui, elle a perdu la boule.

Comme moi, elle est ailleurs

À l’ouest, en plein dans la houle.

Aux cris des mouettes, je guide

Mon esquif, au gouvernail,

Pour ne pas tomber dans l’vide

Plein d’eau, loin de l’Atlantide.

Mais où voulez-vous que j’aille ?

Une baleine messagère

Vient se poster dessous moi,

Porte la barque légère

Frêle coquille de noix.

Nous montons en atmosphère

Bien plus haut que les avions

Car cet ample mammifère

a déployé ses ailerons

En lieu et place, c’est normal,

De sa nageoire caudale.

Là-haut, on vous voit très bien

Moi et mon nouveau copain.

On fait le tour de la Terre,

Plus jamais on va s’en faire.

On n’a plus qu’à s’assoupir

Dans les courants d’air ambiants

Ou descendre en toboggan

Jusqu’aux îles des plaisirs

Où les sirènes invitent

Les poissons et les marins

A goûter des pommes cuites.

Venez, vous y serez bien !

Comments (2)

Le Sacrifice

Sur l’autel où je m’agenouille

Parmi les bigots, les grenouilles,

Je T’offre, Aimé, en sacrifice

Ces noirs secrets faits d’artifices:

Colère, amertume et rancœur

Je dépose auprès de ton chœur

Tout ce que j’avais sur le mien,

Malgré les cris poussés en chœur

Des mauvais génies possesseurs

De mon âme, sauvée enfin.

Chagrins, faiblesses et noirs desseins,

Avec l’aide de tous les saints,

Au feu je jette sans regret.

Ainsi je remplis mon grenier.

Le bon grain remplace l’ ivraie.

Seigneur, aujourd’hui, m’enivrer

De Ton amour, oui, je préfère,

Et je chante ma liberté.

J’échange pour Ta destinée

La pauvre mienne, ô mon Père.

A tous, le chemin est ouvert

Si le courage ne manque guère.

Sachez, ô mes frères d’étude,

Que l’Un a dit: tu es Cela,

Être, Conscience, Béatitude

Ou bien Sat, Chit, et Ananda

Comments (7)

♫ Ma Fée

Quand elle danse devant moi, faisant vibrer ses ailes

J’essaie de l’attraper. Peine perdue, la gazelle

File vite, jamais deux fois au même endroit.

Oh, j’ai peine à la suivre, et son rythme m’enivre

Là  je m’évanouis, les murs ne sont plus droits.

L‘image d’elle approche, me regarde survivre.

Dans ce monde d‘air pur, à la nature féconde,

Vais-je quitter ma vie pour goûter à la sienne,

Cette mignonne fée qui, frivole, vagabonde

Dans mes nuits enfiévrées ? Mais que pourra advienne !

Je déclare forfait, que son monde me prenne…

Et depuis, dans un bois, près d’un étang d’eau douce,

Nous passons nos journées en hamac, ô ma douce.

Sans que, au grand jamais, malgré ma paire d’ailes,

Je ne vole sa confiance aux bras des demoiselles.

.

Comments (3)

Ma Maîtresse

Allongée sur le sable,

Le soleil agréable

Lui donne un goût de sel

Et de blond caramel.

Je lui lèche l’oreille

Et aussi les orteils

Ma déesse, ma maîtresse

Celle qui me tient en laisse.

Quand soudain je m’assois

Car le maître voilà.

Je ne peux que faire face

À ce qu’il prenne ma place

Comments (6)

Sa Fiancée

Il y a quelques années de ça

Papillon et barbapapa

Traînant le pied sur le Chemin

Hochet, joujoux et traversin

Un nuage noir m’envahit

Pompier, tambour, pipi au lit

Je n’avais plus envie de rien

Bavoir, veilleuse et Papotin

La voix qui m’était familière

Billevesée et fourmilière

M’appela, oserai-je le dire,

Bulletin scolaire et Casimir

«Ma fiancée», j’en fut outré

Baba au rhum et crème glacée

Mais aujourd’hui j’en suis flatté

Gaspard, Hector et Barnabé

Car le Christ j’ai épousé.

Comments (2)

123

Nizar Barkouti |
Apprendre le français |
Tout comprendre vite et bien |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | General
| LA PAROLE ET LA TRACE
| la bricole