Le Sain Breuvage

Ô saine eau de la source Ô sain pain au levain 

Nourritures d’avant plus jamais ne reviennent.

Comme la blonde paille au vent s’agite en vain

Les pensées ordinaires à mon oreille s’égrènent

Effleurent quelques lobes, dedans ma tête vide,

S’éloignent vers des terres lointaines et arides

Et sèchent là. Les nobles sentiments renaissent

Des cendres de l’ancien et de ses petitesses.

Heureux qui se nourrit de riz et de thé blanc.

Quelques morceaux d’ail blanc et finement rapés

Baignent à la surface d’un breuvage salé

Qu’il boit, le bienheureux, le visage vers Dieu.

La terre n’ est plus troublée, l’air demeure apaisé.

Une pie intriguée cesse son chant grâcieux

Et le regarde là, sur la branche posée.

L’air étonné, elle fixe la flamme de ses yeux

Qui scintille, éternelle étincelle d’amour.

L’oiseau s’envole et chante la naissance du jour.

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Nizar Barkouti |
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