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Archive pour septembre, 2011

Gratitude, Communion, Sexe

Lorsque je vaque à la campagne

Ma main dans celle de ma compagne

Qu’elle a envie de pique-niquer

Je n’me fait pas beaucoup prier

C’est la communion

 

Quand s’accomplit l’œuvre divine

Pilons, salade et grenadine

Après on s’assoit moi contre elle

Et je remercie le Ciel

C’est la gratitude

 

Le soir trop fatigués pour ça

On ronfle comme deux poussahs

Que même les chats sont dégoutés

Qu’on ait ravi leurs oreillers

C’est le sexe dans la journée.

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Pour un Eveil

Je lance au Ciel

Mon cerf-volant, 

Et caressant

Le miel soleil

Qui brille en haut

Et brûle en bas

La queue du chat

Qui boit de l’eau, 

Je m’émerveille:

Il y a encore, 

Pour un Eveil, 

Des hommes forts,

Agenouillés, 

A contempler

Les chiots de race

Qui jouent entre eux

Dedans leurs yeux 

Puis qui s’effacent

Pour laisser place

A la Colombe.

Et dans le rhombe

du Sacrifié, 

Elle porte haut

De Lui le sceau,

Laissant en bas

Les vaines pensées.

Humanité,

Redresse-toi !

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Le Fou en Liberté

Sur l’esplanade des Invalides,

Un individu bien valide

M’a dérobé mon portefeuille,

Mon chéquier et surtout ma feuille

D’impôt, taxe sur le revenu.

Du coup j’en suis resté tout nu.

Après j’ai couru comme un gosse

Dans les ruelles de Lutèce,

Ami des chiens libres sans laisse

Comme un casse-cou mais sans les bosses.

Je jure que je vais l’rattraper

Ce voleur un peu trop habile

Mais soudain voilà que je pile

Car à quoi bon me fatiguer.

Je suis nu sous le chaud soleil

Et je m’en porte assez bien

Car Paris est une merveille

Et je m’y habitue très bien.

Jusques au beau marché floral 

Plein de parfum à chaque étal

Les dames en me voyant rougissent.

C’est à ce moment peu propice

Que le kleptomane s’immisce

Et d’une moqueuse voix complice 

Dit: l’ami t’es bien avancé 

Tu es maintenant le Manneken-Pis

De la place de Saint Sulpice

Et tes papiers d’identité

T’as mérité d’les retrouver.

Comme alors je n’en voulais plus

Je les ai déchirés menu. 

Et le bon Dieu qu’avait tout vu

Il ne m’en a jamais voulu

Car depuis cette journée-là

Vous en resterez tous babas

Je suis le fou, le comédien,

Des Parisiennes et Parisiens.

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Le Bonheur autorisé

Depuis que j’ai marché sur mon hypocrisie

D’un pied gauche bien chaussé, la chance me sourit

Comme s’il était permis à quiconque le veut

Que le Ciel accomplisse le moindre de ses voeux.

 

J’ai gagné quatre euros samedi au loto

Et surtout une joie accordée du Très-Haut

Depuis que je Le loue et prie les saints archanges

D’atténuer les douleurs et d’aimer en échange.

 

Puisque tout est créé selon Son seul caprice

Autant rester du bon côté, et comme Alice

Vivre les merveilles comme les mauvais rêves

D’une égale attention, sans que la peur se lève.

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Qui osera ?

La goutte de rosée perle de l’herbe argent

Semble aux faibles et aux forts, une sorte d’aurore,

Principe du renouveau à quoi chacun prétend

En son for intérieur, n’étaient les esprits forts.

.

Qui osera admettre à son proche entourage

Qu’il s’émeut, et qu’il guette, le naturel ouvrage

Qu’est la neige sur les toits, le nid d’une hirondelle

Une fleur naissante qui son coeur ensorcelle ?

.

La beauté de ce monde, qui se dévoile ici

est comme le petit de l’ambre tourterelle

Voyant de ses yeux neufs l’ouvrage fait par Lui

Et qu’il aime déjà, le couvant de ses ailes.

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Le Lait Céleste

Sèche tes larmes, enfant de Dieu, fils de l’amour

Tête du sein de ta maman le lait celeste

Bébé joli, il te sera, et pour toujours,

La joie divine que par amour Dieu manifeste.

.

Les hommes purs te rendront grâce et ton destin

Est d’embellir et de nourrir leur existence,

Qu’ils sentent alors les doux parfums de ce festin

De pure lumière qui les ravit d’ éblouissance.

.

Bois ce nectar, maman là-haut voit tout, enfant.

Elle t’embrasse, toi et tout ceux qui sont confiants.

Choie tes amis, offre ton âme, enseigne-les.

Le jour viendra où ils seront tes héritiers.

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La Chenille et le Paon

Une chenille molle pendait à une feuille

D’un petit noisetier, balancée par le vent,

De-ci, de-là, bourgeon que jamais on ne cueille,

Sans même une complainte car la bouche tissant

Ce qui lui tiendra lieu d’écrin de pur argent,

Tombeau mystérieux, berceau des premiers ans

D’un destin attendu, comme firent ses aînées

Suspendues avant elle aux grappes agrippées.

Un Paon passait par là, l’oeil bas, préoccupé

Par sa belle silhouette et par sa queue huppée,

N’ humant point l’air ambiant, laissant le ver pendant

Devant son propre bec. Ses lunettes chaussant

Il découvre la bête: « Jamais je n’avais vu

D’aussi drôle animal. Qu’il soit ainsi tordu,

Sauf votre respect, l’est par une maladie.

Il faudrait cent leçons pour être mieux bâti »,

Dit le plus beau des deux. La chenille coite,

De bêtise croit le fat, balance avec la hâte

De l’escargot timide. Le drôle de coq entame:

« Il est de mon honneur de t’enseigner tout haut

Sur les habits et l’or que tu devra vêtir

Dessus tes oripeaux. Prends mon exemple, sire :

Tient-toi debout, prends tout de haut, toise les âmes 

Elargis ton poitrail, ou ce qui semble l’être.

De la meute soit tête, ainsi tu sera maître » 

La chenille frémit, s’entortille davantage

Puis comme la corolle du bouton se dégage 

Ouvre là sa chemise, sort de sa chrysalide.

D’une manière exquise les ailes gracieuses

Arborent mille couleurs et formes majestueuses

Laissant le prétentieux volatile livide.  

Comme Jean le dirait

Il nest digne à tous

Que de savoir puiser

A sa propre fontaine

Leau de la pure source.

Cette maxime est mienne. 

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L’Initiation

Un matin de novembre

Près des marronniers blancs

Des cieux se fit entendre

Un bel enchantement

Une voix douce et tendre

Qui dit oui ou bien non

Ou bien rien c’est selon

Qui laisse deviner

Comment nait la pensée.

Soudain la brise douce

De mon navire pousse

La blanche voile vers

Une sorte d’enfer

Dont voici l’historique.

Quelle mouche les pique ?

Car Zéphyr de son souffle

Sur un fauteuil d’osier

Me contraint en pantoufle

Et nu à me jeter ;

Me ligote d’amour,

M’enivre de nectar.

Je consentais les tours

Que des maîtresses noires

Me faisaient, endurant,

Trois semaines durant.

Elles dirent « finissons,

Mais en queue de poisson ! « 

Depuis, bien que fait homme,

Je regrette ce temps.

Mais ces jours-ci j’entends

Les esprits, les fantômes

Me chanter aux aurores

De leurs plus beaux ramages

Qu’il faut me taire encore

Pour mon apprentissage

 

 

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Le Sain Breuvage

Ô saine eau de la source Ô sain pain au levain 

Nourritures d’avant plus jamais ne reviennent.

Comme la blonde paille au vent s’agite en vain

Les pensées ordinaires à mon oreille s’égrènent

Effleurent quelques lobes, dedans ma tête vide,

S’éloignent vers des terres lointaines et arides

Et sèchent là. Les nobles sentiments renaissent

Des cendres de l’ancien et de ses petitesses.

Heureux qui se nourrit de riz et de thé blanc.

Quelques morceaux d’ail blanc et finement rapés

Baignent à la surface d’un breuvage salé

Qu’il boit, le bienheureux, le visage vers Dieu.

La terre n’ est plus troublée, l’air demeure apaisé.

Une pie intriguée cesse son chant grâcieux

Et le regarde là, sur la branche posée.

L’air étonné, elle fixe la flamme de ses yeux

Qui scintille, éternelle étincelle d’amour.

L’oiseau s’envole et chante la naissance du jour.

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La Loi du Renouveau.

     Le jour où une rivière coulera à nouveau dans Paris, elle irriguera les coeurs et les sens des riverains, d’une eau limpide et fraîche. Coulera dans un murmure simple et doux le renouveau, le petit ruisseau qui nettoiera la ville par son incessant passage, passant sous les églises, sous les plus anciennes ruelles, et rejoindra la Seine.

     Ce jour-là, on dira: je respire, je vis. Je vois désormais à travers le cristal de ses flots le vrai Paris, qui renaît depuis le lit. Le sang neuf ravive les couleurs, les murs retrouvent leur naturel d’autrefois. Tout s’imprègne d’un charme bucolique. le village refait surface.

    Les Parisiens verront désormais. Couleurs, textures et senteurs, tout leur sera dévoilé. Car il y a en eux une réelle propension à voir. La cécité obligée ravive le désir de voir, de comprendre enfin le monde et son éternité.

     Les murs salueront les nouveaux venus et les abriteront comme un arbre protège le voyageur égaré sous la pluie. Et il trouvera le chemin vers la clairière nichée au coeur de la forêt de pierres. Il y construira une maison, son temple, et Paris sera, cette fois, la plus belle ville qui soit.

     Les amours retrouvées de deux coeurs rencontrés sur les rues pavées des vieux quartiers. Ils se lieront pour la vie, les doigts s’effleurant, le regard vers les cieux, et d’eux naîtront les générations généreuses de tendresse et inaltérables. Leur coeur d’airain resteront jeunes, beaux et radieux. Ce sera le printemps. L’amour sera le lot commun.

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Nizar Barkouti |
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