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Archive pour octobre, 2011

Plutôt que de s’épuiser dans les conflits

- Ne corrige pas le mauvais, mais augmente le bon. Il absorbera le mauvais autour de lui. Il y a du bon en chacun. Loue! Loue en chacun ce qui est louable. La vraie louange construit.

Mais n’embellis jamais et ne mens pas, même avec de bonnes intentions.

Augmente ce qui est bon  Plutôt que de s’épuiser dans les conflits, il faut tenter de faire reculer les douleurs, les difficultés, en agissant individuellement, en tentant de se transformer soi-même.

Il faut que tu changes radicalement. Sois indépendant! Tu es trop et trop peu. Peu d’indépendance, trop de matière.

Dans un sol dur, on ne sème pas la graine. Tu seras labourée par une recherche sans répit.

Ce qui était bon jusqu’à présent sera mauvais. Ce qui était mauvais sera bon. Tu es appelé « celui qui aide ». « Celui qui aide » ne peux avoir peur. Je t’annonce une bonne nouvelle: tu es mon bien aimé 

- Quel est mon chemin ?

- Fais bien attention. D’un côté, l’Amour. De l’autre, la Lumière. Tu es tendu entre les deux. C’est ton chemin. Il y a cent morts entre les deux. L’Amour est porteur de la Lumière. L’Amour n’est rien sans la Lumière. La Lumière n’est rien sans l’Amour. Le comprends-tu ?

Regarde moi. a un bout – c’est moi. {geste de haut en bas} a l’autre bout – c’est lui. Entre les deux – c’est toi.

- Qui est « lui » ?

- Ton « petit moi ».

- Je connais bien mon  » petit moi « , mais toi je ne te connais pas assez.

- Enfant stupide ! Moi et lui, nous sommes unis dans la tâche. Ne sépare pas ce qui est un. Devant Ö, rien n’est petit. Ne juge pas !

 

Extrait des « Dialogues avec l’Ange »

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Votre existence telle qu’elle est

     Parfois on a fait tout ce qu’il fallait faire et néanmoins la vie ne répond pas. Ce n’est pas la peine de se demander si on s’y est mal pris car là n’est pas la question. On peut avoir fait tout le nécessaire mais peut-être n’était ce pas le moment opportun ou y a-t-il une cause que nous ignorons.

     Travaillez donc avec votre existence telle qu’elle est. Souvent, c’est l’attente elle-même qui éloigne la réalisation. Si vous vous contentez d’être un avec ce qui est, avant même de vous en apercevoir vous aurez déjà obtenu ce que vous vouliez depuis toujours. C’est comme si, dès que vous arrêtez de tendre vers quelque chose, cette chose vers laquelle vous tendiez vous tombe dans le giron.

 

     Extraits de « Oui et alors ? » de Lee Lozowick.

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Dans le tunnel

Hier au soir, dans le tunnel,

Sans savoir quoi, ni même y croire,

Un homme cherchait, obscurité

Et dans le mien, son regard clair

Un faux sourire, un air moqueur

Mais pas de flèche dans son coeur

Père et Mère, soyez patients

Qu’il ouvre un jour les portes d’argent

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Les Mots d’Amour

Tout seul avec ces mots en guise de cercueil

Je glisse ainsi que la rivière saigne de l’oeil

Creusant ma tombe, un ogre grogne ses reproches

Sévérité imméritée, ma mort approche

 

Je me relis, gratte mon front, croque une pomme

Comme il est bien facile de mots blesser un homme

Que ceux qui sont tentés de peindre une œuvre telle

Sachent qu’ils ont pour cible l’enfant de Guillaume Tell

 

Jamais seul car sans cesse

Une voix te caresse

Abandonne ton chagrin

Dans mes bras tu es bien

Mets ta main dans la mienne,

Mon enfant je te mène

Et nous serons ensemble

Le bonheur te ressemble

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Le Secret du Bonheur

     On est plus ou moins riche, plus ou moins puissant, plus ou moins séducteur. Que faut-il être, que faut-il avoir ? Avec des efforts on devient riche, puissant et séducteur. Est-on plus heureux pour autant ?

     Le secret du bonheur c’est ne plus avoir ni désirs, ni peurs.

 

     Je veux du chocolat. Le désir est là et il m’entraine hors de la simple conscience d’être. Je mange du chocolat. Satisfaction. Le désir a disparu, je suis à nouveau dans ma conscience d’être.

     J’ai peur de grossir/avoir mal au foie: je suis hors de l‘ «être». Je bannis tout chocolat dans ma maison. Satisfaction. Je vois et j’entend à nouveau.

     C’est pareil si on veut un jet privé, et si on se paye quatre gardes du corps.

     Mère Térésa disait que les pauvres de Calcutta étaient plus heureux que les Occidentaux. En généralisant, je dirais qu’ils n’avaient rien à convoiter, en tant qu’intouchables, et rien à perdre, n’ayant rien. Pas de désir, pas de peur.

     Ca ne veut pas dire qu’il faut être pauvre. Mais ne rien convoiter, ne rien craindre. Et ici, ce n’est pas simple.

     Tant et tant sous nos yeux à acheter, à manger, à coucher. Tant d’agressivité, tant de mauvaises nouvelles, tant de sévérité pour nous-même.

     On vit notre vie, tout change autour de nous, tout est toujours en mouvement, l’argent, la vie sentimentale, la santé. En hausse ou en baisse.    

     Voyons tout cela changer, ne nous attachons à rien.

     Quoi de mieux que de se laisser bercer dans le panier de Moïse sur la rivière, en cahots mais sous le regard du Père.

     Quoi de mieux que de rester assis confortablement dans un fauteuil intérieur, même en pleine tempête émotionnelle, ou dans une souffrance physique, ou une pensée qui nous obsède.

     Voyons-les passer, tout passe…

     Et qui êtes-vous ?

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La Symphonie du roy

Un roitelet fit venir ses ouailles oiselets

Siffla en son langage d’une grande portée

Chantant les mérites des ailées vocalises

Mis sur patte un orchestre que lui-même symphonise

.

Et en chœur, ils vous mirent dans le cœur ce baume

Joyeuse récréation, haute définition

Le village en entier prit la résolution

D’en écrire un recueil, poésies en trois tomes

.

Ma participation vous la lisez ici

Revue et corrigée par le chef de l’orchestre

Car quoi que l’on en fasse, au monarque modeste

La musique des mots lui appartient aussi

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Je t’offre l’Infini

Ami triste, âme damnée, lourd est ton gris chagrin

Lève le nez, vois plus loin que ces mauvaises pensées

Pleure bien, tout ton corps est lavé par les larmes

A la fin un sourire fera vivre ton âme

 

Promène ta carcasse dans les rues et dis-toi

Que c’est une campagne avec quelques pierres

Ton œil au-dedans voit s’épanouir le lierre

Et le chêne solide au milieu de la place

 

Blanchis l’ombre en toi, ressuscite tes envies

Redore ton blason, colore l’horizon

Ajuste tes pensées sur l’amour infini

Que je t’offre, mon ami, viens dans ma maison

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Les Ciseaux d’Or

L’eau claire de l’étang reflète ton image

Nuages et abeilles ornent ton doux visage

Une tanche trouble la surface de l’eau

Faisons fi du miroir, vivons ce jour nouveau

.

On a jeté nos cannes, et caché des pêcheurs

On a jusqu’à la taille goûté à la fraîcheur

Les perches et les goujons nous taquinent les mollets

Asseyons-nous ici, sous l’eau visitons-les

.

Bouches closes, des carpes nous faisons nos amies

Yeux ouverts et en main une paire de ciseaux d’or

De faire cause commune, relevons ce défi

Coupons les fils à pêche, des pêcheurs qui s’ignorent

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Retour aux Sources

Arrivé sur le quai de la ville aux toits bleus

Les valises à la main je cherche cet hôtel

Où je m’étais lié, avec elle, evec eux

Souvenirs d’amitié, retrouvailles fidèles

.

     L’hôtel n’a pas beaucoup changé, il y a toujours le comptoir en bois de chêne et en fer forgé. Hier soir j’ai demandé un Perrier qu’on m’a servi avec un verre décoré d’une abeille en laiton. Le dodo fut confortable, la rue est piétonne.

     Quel silence en plein centre ville. Le tramway sonne, je marche jusqu’à la place de Saint-Gervais, et un peu plus loin, sur la rive, je rejoins la rue des Tanneurs. J’y est trouvé la même boutique de livres d’occasion, avec le même gentil vendeur. Ca sent l’encens, j’ai pris un recueil de poésies indiennes.

     Rue pavée. il pleuviotte, j’ai un parapluie. Je prend le tram, moderne, on navigue comme sur un fleuve et on traverse un affluent de la Loire. Je rejoins mon ancienne école, et le quartier de mon grand-oncle.

     Tout a changé là-bas, beaucoup d’immeubles, et beaucoup d’arbres aussi, c’est plus beau. Il y a beaucoup de jeunes. La nuit tombe, je serpente à travers la ville, je mange du pain complet et du fromage.

     Demain j’irai au salon de thé et je me balladerai au quartier Bailli voir mes anciens collègues. Tiens, il y a un musée tout neuf, ici. La chaussée brille, les passantes se couvrent à la nuit tombée.

     La vieille gare, et puis… revoir Paris !

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Soleil et Poésie

     Le soleil a été le plus malin. La porte était fermée, il est entré comme un voleur à travers les persiennes des volets, il a fait fondre le beurre.

     Je suis retourné au marché, il me suivait avec son sourire affectueux, il a décidé qu’il serait toujours là à mes côtés sans jamais enfreindre le pacte qui nous lient, je le laisse passer et il se contente de me regarder.

     Au retour, je me suis assis sur un banc et j’ai lu quelques poèmes de Joachim du Bellay.

.

Je ne veux point fouiller au sein de la nature

Je ne veux point chercher l’esprit de l’univers

Je ne veux point sonder les abymes couverts

Ni dessiner du ciel la belle architecture

.

Je ne peins mes tableaux de si riche peinture

Ei si hauts arguments ne recherche à mes vers

Mais suivant de ce lieu les accidents divers

Soit de bien, soit de mal, j’écris à l’aventure

.

Je me plains à mes vers, si j’ai quelque regret

je me ris avec eux, je leur dy mon secret

Comme etant de mon coeur les plus sûrs secrétaires

.

Aussi ne veux-je tant les peigner et friser

Et de plus braves noms ne les veux déguiser

.

                               Joachim du Bellay, 1558

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