La Danse

Une curiosité était dans la vitrine

D’un marchand de passé, aussi vieux que les ruines

Qu’il nous vends à prix d’or, le coquin, c’est pourquoi

Je n’eu aucun remord à le voler, ma foi.

De nuit, je m’introduis revêtu d’habits noirs

Tout comme la panthère, j’avançais sans rien voir.

L’objet de mes désirs, sinon de mon tourment,

Je le vis là posé sous une feuille libre.

C’est le mode d’emploi de l’appareil cuivré

Dont j’usai, en poussant les trois boutons nacrés.

L’objet brillant s’ouvrit, une danseuse vive

Joua des longues jambes et de ses bras si fins.

Et la musique fit que, par un sort sans fin,

Je dansais d’allégresse une valse si belle

Que du moindre quidam elle ravit les oreilles.

A l’heure où je vous parle, je mène encore la danse.

Mes riverains vous le diront dans ma Provence,

Maître je suis des cœurs, des filles et des abeilles.

3 commentaires »

  1. plimouzi dit :

    j’aime beaucoup ton style d’écriture
    .
    .
    .
    J’apprécie le compliment, merci.

  2. souvenirs19 dit :

    Que de boite à musique
    animée de figurine
    ont pu charmer notre jeunesse
    laissant un souvenir tendresse

    Bonne journée Stéphane
    Amicalement, Anne
    .
    .
    .
    Souvenons-nous des bons souvenirs
    Je t’embrasse, Anne
    Stéphane

    Dernière publication sur Je me SOUVIENS... : FRERES ennemis etc...

  3. Les souvenirs ont ce pouvoir de conserver les moments savoureux de notre existence,
    les images de tes vers sont remarquables,
    bonne fin de journée à toi Stéphane.
    .
    .
    .
    Merci beaucoup Loïc, cela me fait très plaisir.
    Passe une bonne nuit.

    Dernière publication sur Chasseur d'Images Spirituelles : Qu'ils meurent

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