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Archive pour octobre, 2011

Athanor

     Le temps est gris et je marche sur le chemin un peu humide vers le domaine des esprits qui effleurent. J’entre et je choisi un tronc légèrement penché, je m’y adosse et lis la forêt.

     La masse des feuilles et des branches est constellée de minuscules étoiles plus brillantes que celles du ciel. Elles rendent pâles le brun et les verts, et les bleuissent aussi.

     J’entend un craquement, les oiseaux gazouillent mais plus loin, près du champs de tournesol. Ici, tout va bien.

     Des frissons électriques me parcourent, une ligne d’énergie traverse mon cou, elle bute sous le crâne mais après quelques minutes, elle circule à nouveau.

     La forêt génère une force vitale, l’homme la reçoit et la transforme, comme l’athanor de l’alchimiste.

     Qu’il l’offre à son tour ou c’est elle qui lui jouera un tour.

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La Girouette

En haut du clocher, Moitié-de-Poulet

Va à droite ou à gauche, dit par-ci, non par-là

Il ne sait plus très bien à qui il doit se fier

A la bise du nord ou l’alizé d’en bas

 

Il demande à la chouette: ouvre les yeux dit-elle

Appelle le lapin: heureux dans un terrier

Le lévrier lui dit: cours et soit le premier

Le chêne lui répond: solide est le fidèle

 

Tous ces jolis conseils un par un sont parfaits

Mais ensemble ils me semblent un labyrinthe clos

Laissez-moi démêler ce brillant écheveau

Je saurai en tisser la voile d’une caravelle

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Un Ami

Autrefois j’ai connu un homme, un ami

Son regard affectueux lisait toute ma vie

 

Il avait tant vécu, an par an, toutes choses

Une à une il mit à jour de mes peurs les causes

 

Il avait traversé ouragans et tempêtes

Il vida la noirceur de mon cœur, de ma tête
Qu’à la fin il n’avait que l’amour dans son cœur

Mes yeux il a ouvert, j’étais plein de bonheur

 

Sans rien me demander

Pourquoi donc l’a-t-il fait ?

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♫ Claude Debussy

 

La douce mélodie de Claude Debussy

Coule comme ruisseau, en gouttes vagabondes,

Rejoint rivière et fleuve, nourrit la terre féconde

Et fonde dans la mer un vaste paradis

 

Le faune se dérobe et la musique est reine

Des cordes en arpège et de la flûte lisse

Sous les vagues, dans l’océan, jouent les sirènes

Et les nymphes une cathédrale bâtissent

 

 

Liszt, Ravel, Schubert, Chopin dans les nuages

En harmonie de l’aube à midi ils esquissent

Une mélodie sans pareille en hommage

A lui qui est le prince des impressionnistes

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Sur l’Eau

Le vent salé fouette le flanc du bateau bleu

Délavant sa couleur pâle comme le ciel

Dès l’aube je profite du matin brumeux

Bientôt les alevins salueront le soleil

.

Je pousse la manette et la machine crie

Je file droit devant, cheveux ébouriffés

L’eau fuit de tous côtés comme embruns en furie

Neptune déchainé parcourt ses contrées

.

Trop de bruit, trop de vague, je stoppe et fait le calme

Tout le monde se cache, une limande hésite

Une mouette me parle, le vent me remercie

La nature sourit qu’en silence l’on flâne

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Les Pensées

La loi demeure la même à chacun dans le monde

Nos pensées dans nos têtes affluent et vagabondent

Tourne ce beau manège de nos rêves enchantés.

Cessera-t-il un jour d’âne nous faire tourner ?

.

Tu auras beau freiner, forçant des quatre fers,

Ta belle liberté, libre, il n’a que faire.

Ton existence, en vérité, est le Grand-Oeuvre

Pris dans les bras serrés de la géante pieuvre.

.

Elle n’abandonne pas le soir au lit couché

Car c’est d’elles que viennent les mondes fantastiques:

Féeries imagées sont comme les pensées.

Ô Seigneur aie pitié ! , mille abeilles me piquent.

.

Mais salut point ne donne, c’est à moi de quérir

Par mes efforts la bonne assise cérébrale.

Ne comptant pas ma peine, je parvins à guérir.

Un rayon éclaira les oiseaux de métal.

.

Les pensées, affolées, vers les anges s’envolent,

Eux me lisent et sourient de ma situation.

Et le silence royal de l’imposant Eole

Commémore la naissance d‘une nouvelle Orion.

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La Mongolfière de nos Amours ou Comment se Rapprocher du Paradis

Elle monte là-haut, toi et moi dans son nid

On voit des animaux, lamas, manchots, zébus

Dans la stratosphère, tout près du Dieu Béni

Un poème d’amour, ensemble on a conçu.

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La Danse

Une curiosité était dans la vitrine

D’un marchand de passé, aussi vieux que les ruines

Qu’il nous vends à prix d’or, le coquin, c’est pourquoi

Je n’eu aucun remord à le voler, ma foi.

De nuit, je m’introduis revêtu d’habits noirs

Tout comme la panthère, j’avançais sans rien voir.

L’objet de mes désirs, sinon de mon tourment,

Je le vis là posé sous une feuille libre.

C’est le mode d’emploi de l’appareil cuivré

Dont j’usai, en poussant les trois boutons nacrés.

L’objet brillant s’ouvrit, une danseuse vive

Joua des longues jambes et de ses bras si fins.

Et la musique fit que, par un sort sans fin,

Je dansais d’allégresse une valse si belle

Que du moindre quidam elle ravit les oreilles.

A l’heure où je vous parle, je mène encore la danse.

Mes riverains vous le diront dans ma Provence,

Maître je suis des cœurs, des filles et des abeilles.

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J’suis un drogué

Je ne peux pas m’en empêcher, je suis accro

Le Bon Dieu en est le témoin, matin, soirée

Je me signe et je me confesse, même au boulot

Et je me cache pour prier, j’suis un drogué.

 

Parfois quand je suis trop en manque, je m’agenouille

Ce n’est que prières et neuvaines, une grenouille

Des fois j’essaye d’arrêter, mais ça me gratte

Dieu quand Il vous a repéré, comme Il te mate

.

Avant j’était buveur fumeur, et je toussais

Mouche dans la parente toile, je me cherchais

Quelqu‘un est venu près de moi, Tu m’as souris

Et la Passion de Ton regard, j’ai choisis

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Le Bon Choix

Je crie et vocifère, je pleure et me maudit

Et j’insulte ma vie, je hais ce que je suis

Ainsi je me bâtis les murs d’une prison

Sale, malodorante, montagne de charbon

.

J’accrois sans le savoir les souffrances de demain

Le karma que je vis est bien assez chargé

Aujourd’hui je décide de me prendre en main,

Et par la fermeté, je choisis de m’aimer

.

Mon regard se retourne et voit mes dons innés

Je m’accorde bontés, récompense ma peine

Mon voisin a un cœur, sa couleur est la mienne

D‘une infinie patience, j’avance vers l’été

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Nizar Barkouti |
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