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Archive pour novembre, 2011

Télémaque reconnait son père

     Athéna rendit visite à Télémaque, qui ne dormait pas, et lui dit d’aller à la cabane du porcher dès le lever du jour.

     Télémaque obéit à ses ordres. A l’aube il attacha ses sandales et se dirigea à grands pas vers la maison où vivait son fidèle porcher.

     […] Athéna regarda Eumée quitter la ferme. Elle pensa alors qu’il était temps qu’Ulysse se fasse reconnaître de Télémaque. Aussi elle parla silencieusement à Ulysse, lui disant: «Confie ton secret à Télémaque. Vous serez deux alors à tramer la perte des prétendants.» Athéna le toucha de sa baguette d’or, et son manteau et sa tunique resplendirent comme neufs ; il reprit sa haute taille et sa stature musclée ; ses joues se remplirent, sa barbe et ses cheveux reprirent leur lustre.

     Télémaque vit cette transformation et détourna les yeux rapidement, craignant que ce ne fût un dieu. Mais Ulysse le rassura: «Je ne suis pas un dieu, mais ton propre père, pour qui tu as tant souffert. Athéna nous a réunis pour que nous réfléchissions à la meilleure manière de régler leur compte à nos ennemis.»

     «Tout seuls! s’écria Télémaque. J’ai souvent entendu parler, père, de ton habilité de guerrier. Mais c’est trop. Ils ne sont pas seulement dix ou vingt, ces prétendants, mais plus de cent, et des jeunes gens robustes. Il vaudrait mieux trouver quelqu’un d’autre pour nous aider si possible.»

     «Nous avons Athéna et le puissant Zeus, dit le vaillant Ulysse. Ils seront à nos côtés dans la bataille, et je crois que cela suffira.»

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     Homère,  L’Odyssée

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Mère

Dans ma main un savon explore ton corps

De l’épaule je soutiens ta nuque sans effort

Ton buste que j’aime est sur le mien placé

Femme enceinte ensemble nous le portons léger

 

Un ballet de mousse et de bulles devant nous

Ne cache qu’à peine la silhouette de maman

Qui attend, patiente et le regard aimant,

Qu’on la remplace, et deux amants seront parents

 

Comme une statuette de la Vierge, je caresse

Ta photo que sans une larme je déplace

Vers l’urne funéraire désormais ta place

C’est ce que tu voulais, chez toi qu’un bébé naisse.

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