Archive pour Le Secret du Bonheur

Transformation impersonnelle

     «Un enseignant bouddhiste raconte qu’il s’attendait avec l’éveil à une “transformation personnelle”. Il eut la surprise de voir qu’en fait une “transformation impersonnelle” s’accomplissait. Il s’agit d’une ouverture du cœur et non d’un changement de personnalité. Cet enseignant poursuit: 

     « Sous de nombreux aspects, la transformation spirituelle de ces dernières décennies fut différente de ce que j’avais imaginé. Je suis toujours la même personne bizarre avec à peu près le même style et les mêmes modes d’être. Extérieurement, je ne suis donc pas cette personne éveillée, transformée de façon incroyable, que j’avais espéré devenir au début. Mais intérieurement, une grande transformation s’est opérée. Ces années de travail sur mes sentiments et mes rapports familiaux ont adouci mon humeur et ma manière de les aborder. A travers mes luttes menées pour connaître et accepter ma vie en profondeur, celle-ci s’est transformée, mon amour s’est développé et élargi. Ma vie ressemblait à un garage encombré dans lequel je passais mon temps à me cogner contre les étagères et à me juger moi-même; aujourd’hui, c’est comme si j’avais déménagé dans un hangar à avion avec les portes ouvertes. Toutes mes vieilles affaires sont là mais elles ne m’encombrent pas comme avant. Je suis toujours le même mais maintenant je suis libre de bouger et même de voler. » 


     «Lorsqu’on demanda à Ram Dass si, après toutes ces années de discipline spirituelle, sa personnalité avait changé, il se mit à rire et répondit que non. Il affirma, à la place, être devenu “connaisseur de mes névroses”.Dès le moment où nous savons que nous sommes, dans notre essence, le Tout, acceptons notre forme manifestée (au moins jusqu’à la mort), acceptons d’être tulipe, ou rose, ou simple lavande, et embellissons la terre avec la seule chose que nous sachions bien faire: être nous-mêmes — quoique toute une vie n’est peut-être pas de trop pour le faire vraiment bien. »

 

 Jack Kornfield

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Soyez heureux

     J’ai entendu un jour un commandement tout à fait étonnant de la bouche de Swami Prajnanpad. C’était à la fin de mon premier séjour auprès de lui, en mars 1965. Je m’étais mis en tête que, quand on avait rencontré son gourou, celui-ci devait donner une initiation en bonne et due forme, et notamment un « mantram ». Mais Swâmiji avait éludé mes tentatives en ce sens. Je m’y suis alors pris autrement et je lui ai demandé : « Je voudrais que Swâmiji, à défaut d’un mantram, me donne une formule qui résume tout son enseignement en quelques mots ». Il m’a répondu : « Oui, au moment de votre départ, Swâmiji vous donnera la formule ».

     Le jour de ce départ approche et un matin, après le petit-déjeuner, je vais dire au revoir à Swâmiji, assez impressionné d’avoir connu un sage qui parlait anglais, qui répondait à mes questions et qui me donnait un enseignement détaillé et méthodique. Et Swâmiji m’annonce : « Maintenant Swâmiji va vous donner la formule ». Il me regarde et il me dit assez solennellement mais en souriant : « Be happy, Arnaud », « Soyez heureux ».

      Je n’étais pas spécialement malheureux à ce moment-là, ma vie professionnelle s’était considérablement améliorée après des années assez dures à vivre, j’étais passionné par mes longs voyages en Asie, par les tournages de films, j’aimais beaucoup mon existence aventureuse et libre de cinéaste-explorateur, mais ce « Be happy, Arnaud » m’a fait éclater en sanglots. C’était si simple, si fort, si terrible que je l’ai senti comme un commandement solennel. Je n’avais pas envisagé la vie spirituelle d’une manière aussi directe et aussi simple. J’avais envisagé les états supérieurs de conscience, les Samâdhi, mais ces mots étaient totalement inattendus pour moi. Le but de la spiritualité était aussi simple que cela. Je ne pouvais ni fuir ce but ni tricher avec lui. Si je prenais Swâmiji au sérieux – et je prenais Swâmiji au sérieux – je ne pouvais plus oublier ces mots

 

Arnaud Desjardins

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Plutôt que de s’épuiser dans les conflits

- Ne corrige pas le mauvais, mais augmente le bon. Il absorbera le mauvais autour de lui. Il y a du bon en chacun. Loue! Loue en chacun ce qui est louable. La vraie louange construit.

Mais n’embellis jamais et ne mens pas, même avec de bonnes intentions.

Augmente ce qui est bon  Plutôt que de s’épuiser dans les conflits, il faut tenter de faire reculer les douleurs, les difficultés, en agissant individuellement, en tentant de se transformer soi-même.

Il faut que tu changes radicalement. Sois indépendant! Tu es trop et trop peu. Peu d’indépendance, trop de matière.

Dans un sol dur, on ne sème pas la graine. Tu seras labourée par une recherche sans répit.

Ce qui était bon jusqu’à présent sera mauvais. Ce qui était mauvais sera bon. Tu es appelé « celui qui aide ». « Celui qui aide » ne peux avoir peur. Je t’annonce une bonne nouvelle: tu es mon bien aimé 

- Quel est mon chemin ?

- Fais bien attention. D’un côté, l’Amour. De l’autre, la Lumière. Tu es tendu entre les deux. C’est ton chemin. Il y a cent morts entre les deux. L’Amour est porteur de la Lumière. L’Amour n’est rien sans la Lumière. La Lumière n’est rien sans l’Amour. Le comprends-tu ?

Regarde moi. a un bout – c’est moi. {geste de haut en bas} a l’autre bout – c’est lui. Entre les deux – c’est toi.

- Qui est « lui » ?

- Ton « petit moi ».

- Je connais bien mon  » petit moi « , mais toi je ne te connais pas assez.

- Enfant stupide ! Moi et lui, nous sommes unis dans la tâche. Ne sépare pas ce qui est un. Devant Ö, rien n’est petit. Ne juge pas !

 

Extrait des « Dialogues avec l’Ange »

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Votre existence telle qu’elle est

     Parfois on a fait tout ce qu’il fallait faire et néanmoins la vie ne répond pas. Ce n’est pas la peine de se demander si on s’y est mal pris car là n’est pas la question. On peut avoir fait tout le nécessaire mais peut-être n’était ce pas le moment opportun ou y a-t-il une cause que nous ignorons.

     Travaillez donc avec votre existence telle qu’elle est. Souvent, c’est l’attente elle-même qui éloigne la réalisation. Si vous vous contentez d’être un avec ce qui est, avant même de vous en apercevoir vous aurez déjà obtenu ce que vous vouliez depuis toujours. C’est comme si, dès que vous arrêtez de tendre vers quelque chose, cette chose vers laquelle vous tendiez vous tombe dans le giron.

 

     Extraits de « Oui et alors ? » de Lee Lozowick.

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Le Secret du Bonheur

     On est plus ou moins riche, plus ou moins puissant, plus ou moins séducteur. Que faut-il être, que faut-il avoir ? Avec des efforts on devient riche, puissant et séducteur. Est-on plus heureux pour autant ?

     Le secret du bonheur c’est ne plus avoir ni désirs, ni peurs.

 

     Je veux du chocolat. Le désir est là et il m’entraine hors de la simple conscience d’être. Je mange du chocolat. Satisfaction. Le désir a disparu, je suis à nouveau dans ma conscience d’être.

     J’ai peur de grossir/avoir mal au foie: je suis hors de l‘ «être». Je bannis tout chocolat dans ma maison. Satisfaction. Je vois et j’entend à nouveau.

     C’est pareil si on veut un jet privé, et si on se paye quatre gardes du corps.

     Mère Térésa disait que les pauvres de Calcutta étaient plus heureux que les Occidentaux. En généralisant, je dirais qu’ils n’avaient rien à convoiter, en tant qu’intouchables, et rien à perdre, n’ayant rien. Pas de désir, pas de peur.

     Ca ne veut pas dire qu’il faut être pauvre. Mais ne rien convoiter, ne rien craindre. Et ici, ce n’est pas simple.

     Tant et tant sous nos yeux à acheter, à manger, à coucher. Tant d’agressivité, tant de mauvaises nouvelles, tant de sévérité pour nous-même.

     On vit notre vie, tout change autour de nous, tout est toujours en mouvement, l’argent, la vie sentimentale, la santé. En hausse ou en baisse.    

     Voyons tout cela changer, ne nous attachons à rien.

     Quoi de mieux que de se laisser bercer dans le panier de Moïse sur la rivière, en cahots mais sous le regard du Père.

     Quoi de mieux que de rester assis confortablement dans un fauteuil intérieur, même en pleine tempête émotionnelle, ou dans une souffrance physique, ou une pensée qui nous obsède.

     Voyons-les passer, tout passe…

     Et qui êtes-vous ?

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